Le secret de Socrate : Le Bien et le Mal. Réfexions.
Tous nos actes sont empreints de la recherche constante du Beau et du Bien. Dès le début de la vie, nous n’aimons pas souffrir, nous n’aimons pas l’inconfort, en cela d’ailleurs comme les animaux. Ensuite nous avons été plus ou moins formatés à l’esthétique : un paysage de nature nous ravit plus qu’un tas de détritus !
La base même de nos choix se situe dans le rejet du Mal, et dans la direction du Bien, égoïste au prime abord, bien sûr, question de survie !
Au fur et à mesure de notre évolution, le discernement entre le Bien et le non. Bien, et aussi le Mal, s’élargit aux autres, à l’entourage proche puis lointain. Nous connaissons alors la souffrance- ou nous pestons- face au mendiant, au malade, au désespoir des autres, à la guerre…
Le choix est toujours possible, grâce à ce que Socrate appelle la Vertu humaine, ou la Sagesse.
La sagesse va nous entraîner à préférer le Bien, pour garder des relations harmonieuses, mais aussi à constater le Mal, qu’il soit dans les pensées négatives, ou dans des actes préjudiciables à cette harmonie sociale. Et cette prise de conscience va justement nous aider à rejeter l’illusion, Maya, du genre : « Tout est beau, tout est bien, tout le monde est gentil ».
La fameuse doctrine socratique : « Gnothe ahoton »ou « Connais-toi toi-même, » que beaucoup de yogis, ou psy, posent comme un dogme spirituel, consiste trop souvent en une observation plus ou moins subjective de…notre nombril ! Rien à faire de cette introspection dantesque qui fait perdre le contact avec la réalité, en une sorte de schizophrénie stérile.
La connaissance de soi est le résultat de l’observation du MOMENT, de mes actes, de mes pensées, et in situ, de mon cœur battant, de mon feu aux joues, ou de mon envie meurtrière. La sagesse va consister à faire le choix en une fraction de seconde…
On disait quand j’étais petite « tourne sept fois ta langue dans ta bouche… » . Je dirais plutôt : « Plaque ta langue sur le Shiva Bindu et respire dans ta sensation…une chape de béton va se décoller de la peau et ruisseler vers le sol ».
Liberté ! Le choix est possible, et seul l’humain digne de ce nom possède ce choix. C’est là où nous ne sommes plus l’ esclave asservi de notre cerveau limbique (émotionnel, des mammifères).
Car bien sûr comme le chien, nous préférons une caresse à une claque, un sourire à une mine renfrognée, nous aimons faire plaisir, dire des choses gentilles, nous aimons voir s’illuminer le visage de l’autre… Les notions de Bien et de Mal étaient déjà il y a 2000 ans hors de tout contexte religieux. La promesse de récompense, ou de punition, n’existait pas dans un lointain avenir, décidée par un dieu trônant en juge. Le résultat de nos actes est ici et maintenant, pour tout de suite, rejoignant la notion bien comprise du Karma indien, la loi de cause à effet !
J’aime à penser que la Sagesse est en tout point de la Terre la même, dans des formes différentes. C’est pourquoi je voulais en ces temps de neige, partager un peu de mon enthousiasme à la lecture de l’ouvrage de François Roustang, thérapeute dissident de la psychanalyse, et hypnothérapeute. Et revenir sur l’idée chère à mon cœur de responsabilité personnelle.
Tara, janvier 2010
- Ce que tu veux me dire, est-ce vrai ? Est-ce bien ? Est-ce utile ? Sinon je ne veux pas l'entendre.
- Existe-t-il pour l'homme un bien plus précieux que la Santé ?
- Il faut manger pour vivre, et non vivre pour manger. Je sais que je ne sais rien.
- La première clé de la grandeur est d'être en réalité ce que nous semblons être.
- Dans tous les cas, mariez-vous. Si vous tombez sur une bonne épouse, vous serez heureux. Si vous tombez sur une mauvaise, vous deviendrez philosophe, ce qui est excellent pour l'homme.